Guide du calculateur d’investissement
Ce guide explique les intérêts composés, l’impact des versements récurrents et comment utiliser nos modes Classique, Objectif et backtest S&P 500 pour planifier vos investissements. Les options avancées permettent aussi d’ajouter des frais de transaction et un TER.
Qu’est-ce qu’un calculateur d’investissement ?
Un calculateur d’investissement estime votre solde futur selon un capital de départ, un rendement attendu et des versements récurrents. Le nôtre capitalise mensuellement, résume les résultats par année, affiche un graphique de croissance et un tableau annuel détaillé.
Vous pouvez basculer entre trois modes : Classique pour une horizon fixe, Objectif pour répondre à « combien de temps jusqu’à X ? », et S&P 500 pour rejouer les variations annuelles réelles de l’indice. Le changement d’onglet conserve vos entrées afin de comparer sans ressaisir.
Chaque calcul fournit un graphique empilé et un tableau annuel Dépôts / Intérêts. Vous pouvez changer la devise affichée sans modifier les rendements.
Intérêts composés
Les intérêts composés, c’est la croissance sur la croissance. Chaque mois, votre solde est multiplié par un taux mensuel dérivé du taux annuel (ex. 7 % ≈ 0,565 %/mois). Le mois suivant, le solde plus élevé produit encore des intérêts.
Exemple : 10 000 € à 7 % pendant 30 ans (sans dépôts) ≈ 76 000 €. Avec 200 €/mois, le solde final augmente fortement car les versements composent aussi.
La capitalisation fonctionne dans les deux sens : les bons mois augmentent la base pour l’avenir, les mois négatifs la réduisent. Le tableau annuel montre ce qui vient des dépôts vs. des performances, pour distinguer discipline d’épargne et marché.
La capitalisation mensuelle est un juste milieu. Quotidienne = complexe pour peu de gain à long terme; annuelle masque la volatilité. Nous convertissons donc le taux annuel en taux mensuel, l’appliquons, puis présentons des totaux annuels lisibles.
Versements récurrents
Hebdomadaires, bi-hebdomadaires, semi-mensuels, mensuels, trimestriels ou annuels : nous normalisons tout au mois. Le graphique et le tableau indiquent Versements totaux et Intérêts.
Des dépôts réguliers transforment la volatilité en atout via le DCA : vous achetez plus quand les prix sont bas, moins quand ils sont hauts. Alignez la fréquence sur votre paie pour rester proche du réel.
Servez-vous du tableau annuel pour vérifier les totaux. Si vous saisissez 100 € par semaine, vous devriez voir ~5 200 € de dépôts par an : pratique pour repérer une erreur avant de vous baser sur la projection.
Classique vs Objectif vs S&P 500
Choisissez Classique pour voir la croissance sur un horizon fixe. Objectif sert à estimer le temps nécessaire pour atteindre un montant. Passez en mode S&P 500 pour tester votre plan sur l’historique réel, puis prolongez après la dernière année avec votre rendement supposé.
Mode Classique
- Idéal pour : projeter un solde futur sur un horizon fixe (20–40 ans).
- Saisie : capital de départ, années, rendement annuel (%), versement périodique + fréquence.
- Sortie : solde final, tableau annuel (Versements / Intérêts), graphique empilé.
- À utiliser pour : tester des scénarios (verser plus, varier le rendement, changer la fréquence).
Mode Objectif
- Idéal pour : répondre à « Combien de temps pour atteindre X ? »
- Saisie : capital, objectif, rendement annuel (%), versement périodique + fréquence.
- Sortie : années estimées + projection complète.
- À utiliser pour : arbitrer contributions vs délai.
Backtest S&P 500
- Idéal pour : tester sur données historiques (y compris drawdowns).
- Saisie : année de début/fin, capital, versement + fréquence.
- Sortie : projection avec variations annuelles réelles ; années négatives réduisent le solde.
- Au-delà de l’historique : taux supposé pour les années futures.
Exemples
Exemple Classique
10 000 €, 100 €/mois, 6 %, 30 ans. Vous voyez comment un rendement modéré et des dépôts réguliers s’additionnent.
Contrôlez le tableau annuel : ~1 200 € de dépôts par an, et les intérêts dépassent les dépôts dans les dernières années.
Exemple Objectif
10 000 € de départ, objectif 1 000 000 €, 100 €/mois à 6 %. Le calculateur estime les années et affiche tout le planning.
Si l’objectif est trop lointain, augmentez les dépôts ou baissez la cible pour rapprocher l’objectif.
Exemple S&P 500
Début 2000, fin 2024, 10 000 €, 100 €/mois. Vous voyez le krach internet, la GFC, puis les reprises année par année.
Ajoutez un rendement supposé (ex. 5 %) après la dernière année pour prolonger la courbe et illustrer votre hypothèse future.
Pièges courants
Rendements trop optimistes : testez 4 %, 6 %, 8 %.
Frais/impôts ignorés : réduisez le taux pour approximer le net.
Versements irréguliers : choisissez la fréquence la plus proche et vérifiez les totaux.
Comparer des choux et des carottes : Classique ≠ backtest.
Mode backtest S&P 500
Nous utilisons les niveaux annuels du S&P 500 pour calculer les variations année sur année. Versements mensuels et capitalisation mensuelle selon le taux de l’année.
Pour aller au-delà de la dernière année de données, définissez un rendement supposé.
Servez-vous du backtest pour répondre « que se passe-t-il si je continue à investir pendant les baisses passées ? » et pour comparer votre plan au comportement historique de l’indice. Les résultats sont nominaux et hors frais/impôts, donc baissez votre hypothèse si vous voulez une vision prudente.
Facteurs clés
Taux de rendement : déterminant sur le long terme.
Versements : plus élevés/plus fréquents = croissance plus rapide.
Temps : la courbe devient exponentielle.
Inflation : résultats nominaux ; soustrayez l’inflation pour le rendement réel.
Données & hypothèses : les backtests reposent sur les variations annuelles du S&P 500; au-delà du dernier point de données, tout dépend de votre rendement supposé.
Nous utilisons les variations annuelles. Versements mensuels ; chaque mois capitalise avec un taux dérivé du rendement annuel. Les années négatives réduisent le solde.